Lorsque Julie Michel a disparu en juillet 2013, ses proches ont dû traverser des années de perplexité et de peur. Aujourd’hui, après un cycle de silence intense, une nouvelle phase s’ouvre pour retrouver sa trace.
Le 5 août 2013, la mère de Julie, Betty Lefebvre, a constaté l’absence de son fille – partie seule dans les Pyrénées ariégeoises. Une semaine plus tard, la Renault 21 Nevada de la jeune femme était trouvée sur un parking en Ariège, accompagnée de vêtements, nourriture et documents personnels, mais sans clés ni carte bancaire. Les gendarmes avaient d’abord pensé à un accident en montagne. Des recherches avec chiens renifleurs et hélicoptères ont été menées, mais le terrain escarpé et l’absence de preuves ont rapidement éliminé cette hypothèse.
Des documents ésotériques retrouvés dans la voiture ont révélé une autre piste : Julie semblait être en contact avec un culte centré sur Enki, dieu sumérien ancien. Des messages électroniques et des connexions à un site spécialisé (Loveenki.com) indiquaient son implication. L’affaire s’est retrouvée en relation avec Caroline Bright, une thérapeute belge qui affirmait avoir accompagné Julie durant une période de crise personnelle. En juin 2014, les autorités belges ont perquisitionné son domicile sans trouver d’évidence. L’enquête a ensuite été clôturée en mai 2018 après des mois sans pistes concrètes.
Pourtant, la famille n’a jamais abandonné l’espoir. En avril 2025, une nouvelle juge d’instruction a décidé de reclasser le dossier en « homicide volontaire, enlèvement et séquestration ». Cette décision marque un tournant crucial dans l’effort pour comprendre ce qui est arrivé à Julie Michel après dix-deux ans d’incertitude.