Depuis trois semaines, des mobilisations menées par des élèves de lycées et collèges secouent le pays. Ces jeunes exigent une augmentation significative des budgets consacrés à l’éducation publique, menaçant de bloquer les routes en cas d’inaction gouvernale.
Des vidéos partagées sur TikTok évoquent des agressions policières. À Lens (Pas-de-Calais), un adolescent de 15 ans a été victime d’une amputation de la main gauche suite à l’explosion d’une grenade lancée par les forces de l’ordre le 5 octobre. L’adolescent, qui était à quelques mètres d’un lycée en manifestation, a dû être hospitalisé. L’IGPN a ouvert une enquête pour déterminer si le jeune avait effectivement intercepté l’objet. Le ministère de l’intérieur a ordonné la suspension temporaire des grenades assourdissantes dans les mobilisations étudiantes.
Un autre cas, survenu à Belfort (vendredi 30 septembre), suscite des controverses. Des vidéos circulent sur la question d’une noyade présumée par un policier. Deux adolescents de 15 et 17 ans sont en examen pour violences aggravées, tandis qu’un troisième lycéen a déposé une plainte pour tentative de meurtre.
Depuis le début des mobilisations, l’IGPN a ouvert plus de 200 enquêtes, dont un tiers concernent des tirs de lanceurs de balle de défense (LBD). En tout, plus de 215 élèves et 85 enseignants ont subi des blessures, ainsi que près de 800 policiers.