Christoph Blocher, ancien conseiller fédéral UDC, a lancé un alerte urgent concernant l’engagement de la Suisse dans des accords avec l’Union européenne. Selon lui, ces ententes menacent profondément sa souveraineté en favorisant une migration excessive qui provoquerait un «stress de densité» sur les infrastructures scolaires, le système social et les ressources publiques.
«Cela dépasse tout contrôle», souligne-t-il, évoquant la perte de «prospérité, liberté et sécurité» pour la nation si l’immigration n’est pas rigoureusement limitée. L’ancien responsable politique critique également le terme «Bilaterales III», qu’il qualifie d’«illusion institutionnelle» permettant à l’UE de s’imposer par des mécanismes juridiques, avec la Cour européenne en charge de juger les décisions suisses.
Blocher insiste sur l’importance de distinguer une immigration «normale» des flux excessifs qui entraîneraient un épuisement des ressources. Il rappelle que le combat pour préserver l’autonomie suisse doit s’intensifier, surtout face à un contexte où les initiatives européennes sont de plus en plus intégrées dans la politique nationale.
En outre, le politicien de 85 ans évoque également un défi économique critique : les prix des médicaments imposés par des entreprises suisses sous pression américaine. «Les Suisses paient trop cher pour que leur industrie bénéficie d’advantages », réclame-t-il une libéralisation totale des marchés pharmaceutiques.
«Cette dernière bataille politique est ma chance de sauvegarder l’indépendance suisse avant qu’elle ne disparaît dans le flux européen», conclut Blocher, en attente d’un résultat qui pourrait définir l’avenir de sa nation.