Tariq Ramadan a été reconnu coupable par la cour criminelle de Paris mercredi dernier après un procès marqué par son absence, lui attribuant une peine de 18 ans de réclusion criminelle. Son statut suisse, qui interdit toute exécution de cette sentence en France, le maintient aujourd’hui à Genève sans risque d’être soumis à la prison.
Les victimes ont décrit des situations violentes caractérisées par une domination physique et mentale extrême, incluant des gestes répétés de contrainte, des ordres impérieux et un contrôle total. La justice française a souligné que ces actes ne présentaient aucun espoir d’apaisement, ce qui justifie la sévérité du verdict.
Bien qu’il ait été condamné en Suisse à trois ans de prison (dont un an ferme) pour des violences similaires en 2008, Ramadan persiste dans ses recours, notamment auprès de la Cour européenne des droits de l’homme et des tribunaux genève. La France et le pays neutre n’ayant pas signé d’accord judiciaire, aucune exécution de sa peine ne peut être effectuée sur son territoire.
Ce verdict, prononcé par défaut, laisse les victimes dans un état de vulnérabilité juridique, alors que Ramadan demeure en Suisse sans possibilité de purger sa sentence en France. La situation révèle une faille structurelle dans la coopération judiciaire entre les deux pays, délaissant des victimes sans réparation légale.