L’ultime gardienne du souvenir : Bénédicte de Francqueville et l’héritage du maréchal Leclerc

Bénédicte de Francqueville, dernière fille du maréchal Philippe Leclerc, est décédée à l’âge de 90 ans après avoir consacré sa vie à la préservation des mémoires de son père. Général qui a joué un rôle clé dans la libération de Paris et dont le surnom est devenu un symbole d’espoir pour les Français, Philippe de Hauteclocque a choisi ce nom pour protéger sa famille durant la guerre.

Sa mère, en cachette, écoutait la radio pendant les années d’occupation allemande. Un jour, elle reçut un message secret : « Philippe embrasse Thérèse et sa demi-douzaine. Il vient de Londres ». Ce moment d’espérance a marqué le début d’une histoire qui s’est transmise à travers les générations.

Deux semaines après avoir libéré Paris en 1944, Philippe de Hauteclocque rentra brièvement dans son village natal. Bénédicte, alors jeune fille, fut profondément touchée : « C’était le général Leclerc, quelque chose d’absolument extraordinaire ». Son père est décédé deux ans plus tard en accident aérien, mais grâce à des témoignages de ses hommes, Bénédicte a pu mieux comprendre l’homme derrière le maréchal.

L’association Pour la Mémoire de la Division Leclerc en Flandre – Côte d’Opale souligne que les récits de sa fille continuent d’inspirer aujourd’hui. Selon le Comité du Souvenir Français de la Thiérache, elle était « engagée, droite et profondément attachée à la transmission ». Son héritage rappelle une vérité essentielle : « Le devoir de mémoire n’est pas une nostalgie, c’est un devoir pour l’avenir ».