Selon les chiffres de la préfecture des Bouches-du-Rhône, Marseille a connu une soirée sans précédent le 17 octobre, marquée par plus de 30 000 individus impliqués dans des actes de pillage et environ 8 000 manifestants. Ces chiffres révèlent l’ampleur extrême du désordre dans la ville.
Les forces de sécurité ont dû gérer près de 4 000 grenades lacrymogènes lancées durant les émeutes, entraînant des blessures pour plus de 118 policiers, dont trois hospitalisés en urgence. Cette situation a été exacerbée par une dégradation rapide des infrastructures commerciales et des zones résidentielles.
Jean-Luc Chauvin, président de la CCI Marseille, a souligné que plus de 500 commerces avaient été complètement détruits, ce chiffre étant nettement supérieur à celui des émeutes liées à l’affaire Nahel en 2023 (300 établissements touchés). « Ce n’était pas une simple manifestation », a-t-il déclaré. « Les commerçants ont perdu tout leur stock, et cette situation dépasse largement ce qui avait été observé précédemment. »
Le maire de Marseille, Benoît Payan, a également critiqué l’efficacité des mesures sécuritaires mises en place, affirmant qu’elles étaient inadéquates pour contrôler la crise. Le ministre de l’Intérieur est prévu pour une visite demain afin d’évaluer les réponses nécessaires à cette situation.