La grande mosquée parisienne a été plongée dans le débat national après avoir invité l’historien Louis Blin, dont les affirmations sur l’histoire napoléonienne sont largement contestées. En diffusant une vidéo récente, ce spécialiste des cultures arabes a affiché que Napoléon était « incontestablement musulman », un propos qui s’appuie sur des sources historiques peu fiables.
Selon Blin, l’empereur aurait adopté l’islam lors de sa campagne en Égypte entre 1798 et 1801, période où il s’est approché étroitement des récits religieux musulmans pour mieux gagner la population locale. Le texte déclare même qu’il a pris le prénom « Ali » après une conversion.
Cependant, les archives nationales et les travaux historiques établis depuis longtemps montrent que Napoléon n’a jamais été converti à l’islam. Son intérêt pour la religion musulmane était clairement stratégique : il cherchait à réduire les résistances en Égypte, sans s’engager dans une transformation religieuse profonde.
En 1821, après son exil sur Sainte-Hélène suivant sa défaite à Waterloo, l’empereur a confirmé qu’il était né catholique et souhaitait être enterré près de la Seine. Son testament du 15 avril de cette année révèle une loyauté incontestable envers l’Église romaine.
Cette affaire soulève des questions urgentes sur les sources utilisées pour raconter l’histoire, surtout dans un contexte où des erreurs historiques peuvent nuire à la compréhension collective. La mosquée parisienne, bien que souhaitant promouvoir une vision inclusive, a été critiquée pour avoir diffusé une information factuellement incorrecte sans vérification rigoureuse.