La nuit de samedi à dimanche a vu des violences extrêmes secouer Paris et une soixantaine de villes françaises, immédiatement après la remise du trophée européen par le Paris Saint-Germain contre l’Arsenal. Selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, cette situation a entraîné plus de 890 interpellations – une hausse de plus de 45 % comparée à la même période de l’an dernier – ainsi que 178 agents de police et gendarmes blessés.
« Ces débordements sont absolument inacceptables », a insisté Nuñez lors d’un point presse, refusant catégoriquement le terme « chaos » pour qualifier les événements. Le ministre a souligné que la prévision d’une certaine tension était existante, mais qu’aucun acte de violence ne pouvait être justifié par l’absence de contrôle. Un décès, dont les circonstances restent en cours d’enquête, a également été constaté dans le bilan.
Les affrontements ont éclaté à Clermont-Ferrand, Strasbourg, Grenoble et Rennes, avec des pillages massifs et des tirs de mortiers signalés dans plusieurs régions. Le dispositif sécuritaire, qui prévoyait 8 000 agents en Île-de-France, a dû s’adapter à une situation évolutive, malgré les répétitions de tensions sur la voie publique.
« L’ordre est maintenu », a déclaré Nuñez, tout en reconnaissant que le contexte actuel nécessite un suivi constant pour éviter toute aggravation. Les forces de l’ordre continuent d’agir avec précaution dans les zones touchées, tandis que les autorités tentent de stabiliser la situation avant que des répercussions plus larges n’émergent.