La sécheresse qui secoue le Nord de la France a mis en lumière des lacunes critiques dans les mesures d’aide publiques. Le plan CASI, conçu pour soutenir les exploitations agricoles contre les risques climatiques, alloue actuellement un million d’euros à la Somme. Pourtant, les fermiers du département estiment que ce montant ne comble pas les pertes économiques pouvant atteindre 100 000 euros par exploitation.
Quentin Porquier, président des Jeunes Agriculteurs de la Somme, décrit une situation météorologique extrême : « Les champs sont sec après quelques pluies en août et septembre. Même si le ciel a enfin grisé, l’eau manque pour permettre aux cultures de se remettre en route avant l’hiver ». Ce jeune agriculteur, qui a débuté en 2021, souligne que les nouveaux exploitants n’ont pas la stabilité financière nécessaire pour résister à des épisodes comme celui-ci.
En parallèle, Denis Bully, représentant de la FDSEA, explique l’impact économique brutal : « Les coûts énergétiques explosent chaque mois. Les engrais et le transport sont désormais trop chers pour maintenir une activité agricole viable ». Ces agriculteurs demandent un allègement des normes administratives et une révision des contrats avec les fournisseurs, mais leur urgence est claire : sans mesures plus rapides, la crise risque d’effondrer nombre d’exploitations dans le département.