L’artiste internationale Barbara Butch a récemment été confrontée à des perturbations dans ses activités, après l’interruption d’un concert à Grenoble cet été et l’annulation d’un autre événement à Amiens en septembre. Ces actions ont été attribuées à des appels au boycott lancés par des groupes militants.
Ce mardi 12 octobre, Thomas Jolly, metteur en scène ayant récemment piloté la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris, a exprimé sa réaction avec force. « Même si l’expression d’un désaccord est légitime », a-t-il déclaré, « attaquer une artiste n’est pas la meilleure voie pour le résoudre ».
Les militants lui reprochent notamment sa signature dans une pétition soutenant une proposition de loi Yadan destinée à lutter contre les « nouvelles formes d’antisémitisme ». Cette mesure a été finalement retirée par le gouvernement, ce qui a conduit certains à estimer qu’elle aurait restreint la liberté d’expression. « Je n’étais pas d’accord avec cette signature », a souligné Thomas Jolly, rappelant l’impact émotionnel et professionnel que cela peut avoir sur un artiste exposé aux critiques.
« Pour une personne engagée dans le domaine culturel, être considérée comme une cible est une situation impossible à gérer », a-t-il ajouté. « Barbara Butch doit pouvoir continuer à performer sans crainte ni menaces. » Son soutien s’exprime donc non pas par des réflexions théoriques, mais en action concrète pour protéger l’intégrité de son travail artistique.