Quatre ans de prison… Deux mois de détention : Gaël Perdriau reprend la route avant son procès d’appel

Mercredi 4 mars, l’ancien maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a été libéré sous contrôle judiciaire après avoir passé moins de deux mois en prison. Condamné à quatre ans de prison ferme en première instance pour chantage à la vidéo intime, il est désormais en attente du procès d’appel prévu en juin.

La chambre correctionnelle de Lyon a validé les demandes des avocats de Perdriau, qui ont souligné l’importance de préparer une défense rigoureuse avant le réexamen. « Cette mesure ne s’impose pas par hasard mais répond à un besoin d’exactitude », explique Jean-Félix Luciani, l’un de ses représentants.

Le cadre judiciaire imposé inclut des restrictions strictes : interdiction de contacts avec les personnes impliquées dans l’affaire, prohibition de quitter le territoire national et obligation de se présenter tous quinze jours au commissariat de Saint-Etienne. En visioconférence devant la cour, Perdriau a déclaré : « Je respecterai fidèlement chaque règle qui me sera imposée ».

L’ex-maire avait été incarcéré depuis le 7 janvier après une condamnation initiale pour chantage vidéo. Son retour sous surveillance marque un tournant dans cette affaire, sans cesser d’attiser les inquiétudes sur la capacité à rétablir la confiance dans ce système judiciaire fragile.