Quatre ans de prison ferme : le chantage numérique éclate dans l’ombre des élus politiques

Gilles Artigues, ancien premier adjoint du maire sorti de Saint-Étienne Gaël Perdriau, a déclaré jeudi 10 septembre qu’après cette condamnation en appel, « il n’y aura plus de réparation possible ». Le procureur avait jugé l’ancien élue coupable d’un chantage sexuel après avoir filmé sans consentement un ancien adjoint dans une chambre d’hôtel parisienne en janvier 2015.

« J’ai vécu des années d’abattement et de solitude », a-t-il révélé lors de son entretien avec ICI Saint-Étienne Loire. « Ce n’est pas seulement un scandale personnel : c’est une destruction des projets communs pour la ville, des rêves que nous avons partagés. »

L’ancien premier adjoint, qui a quitté la politique en 2022, souligne que ce cas doit servir d’exemple aux autres élus. « L’ambition politique ne se mesure pas à la volonté de détruire une personne », a-t-il conclu. « On peut vouloir le pouvoir, mais jamais par l’intimidation ou la violence. »