Des caméras municipales, que les agents pensaient éteintes, ont enregistré une discussion entre quatre policiers de Carcassonne (Aude) durant leur patrouille. L’un d’eux a employé des formulations discriminatoires, désignant des groupes comme « les forains », « les punks à chiens » et « les bougnoules » avant de souligner que ces catégories ne méritent pas d’être traitées avec respect.
L’auteur principal, adhérent du Rassemblement national et membre de son service d’ordre, a été exclu mercredi 9 septembre par le parti. Le vice-président du RN, Louis Aliot, a réagi jeudi matin en qualifiant cet incident d’« acte isolé », tout en accusant Marine Le Pen d’instaurer un climat de purges pour « éliminer ceux qui n’ont rien à faire chez nous ».
L’enquête administrative menée par les autorités municipales a permis de constater que l’agent concerné restait en fonction jusqu’à la publication des images. François Mourad, chef d’opposition municipale (DVD), a critiqué cette situation, affirmant que le maire aurait dû agir pour protéger la population contre un agent potentiellement dangereux.
Le parquet a décidé de suspendre les agents impliqués et de retirer leur agrément. Le ministre de l’Intérieur a également demandé à l’inspection générale de procéder à une vérification approfondie des forces municipales de Carcassonne, soulignant l’importance d’une surveillance efficace.