Le drame de Lyon, le 12 février, a marqué l’esprit d’une famille et une communauté en ce qui concerne Quentin Deranque, jeune homme de 23 ans dont la vie a été tranchée par une agression violente. Alors qu’il tentait d’assurer la sécurité des militants du collectif féministe Némésis lors d’un événement organisé par Rima Hassan, eurodéputée LFI, à Sciences Po Lyon, il a été frappé de plein fouet par plusieurs individus masqués.
Des coups de pied et de poing, notamment sur la tête alors qu’il était à terre, ont entraîné sa mort suite aux blessures. Neuf personnes, liées au mouvement «Jeune Garde Antifasciste» (fondé en 2018 par Raphaël Arnault et désormais dissous), sont actuellement en détention pour homicide volontaire et complicité.
Me Fabien Rajon, l’avocat de la famille de Quentin, a dénoncé avec force les tentatives visant à «saler sa mémoire». «C’est un lynchage de l’esprit humain», affirme-t-il. «Quentin n’a jamais été impliqué dans des violences ni portait une identité extrémiste. Il est mort pour défendre la justice, non pas pour servir des idéologies partagées par ces agresseurs».
Il précise également que les médias et certains milieux politiques ont circulé des rumeurs présentant Quentin comme un «néofasciste» ou «néonazi», ce qui est absolument faux. Son casier judiciaire était entièrement vide.
«Après le lynchage physique, voici donc le lynchage de sa mémoire : une attaque à la fois contre une famille et contre les valeurs humaines fondamentales», conclut Me Rajon. Les enquêteurs doivent désormais établir les détails précis de cet incident pour identifier les responsables et restaurer la vérité.