L’association Envol, une structure de soins animaux réputée dans le département de l’Oise, alerte sur sa situation financière précaire. Face à une diminution constante des subventions publiques, son président fondateur, Eric Desesquelles, a déclaré qu’il devrait fermer définitivement d’ici la fin août si les décisions gouvernementales ne s’inversent pas.
Depuis 2012, l’aide allouée par le Conseil départemental de l’Oise est passée de 15 000 euros à seulement 4 000 euros en 2026. « Chaque année, nous traitons des demandes croissantes, mais les fonds s’épuisent », confie le fondateur, qui a consacré près de trente ans à cette vocation sans rémunération.
L’Envol accueille en moyenne 1 600 animaux en difficulté par an, alors que les sollicitations atteignent parfois 5 000. « Un centre voisin en Isère reçoit 29 000 euros, tandis qu’un autre en Normandie a près de 30 000 », souligne Eric Desesquelles, étonné par la disparité des aides.
Le Conseil départemental justifie cette réduction par les contraintes budgétaires générales et rappelle que « la biodiversité ne relève pas d’une compétence obligatoire ». Il a également indiqué que l’association avait refusé de s’entendre avec un membre de son équipe chargée des questions environnementales.
Malgré les initiatives locales, seules 70 communes sur 680 dans le département ont augmenté leurs subventions. « On ne peut plus fonctionner qu’avec des bénévoles », insiste le président. L’Envol a dû quitter Francastel après des difficultés liées à la présence de centrales éoliennes et s’est réinstauré à Bailleul-sur-Thérain, restant un pilier essentiel pour la préservation des espèces menacées. Mais sans une aide financière significative, son avenir semble fragile.