Ce samedi 28 mars 2026, le Rallye du Touquet a inauguré une édition historique en accueillant dix voitures entièrement électriques pour la première fois dans l’histoire du championnat français. Ces véhicules, conçus pour une course sur un tracé de 125 km contre les 190 km habituels, marquent une étape majeure dans l’évolution sportive automobile.
Les spectateurs, habitués des bruits emblématiques des voitures traditionnelles, ont exprimé leur réticence : « C’est comme éteindre la musique de la course », a commenté un observateur. D’autres soulignaient que l’absence d’échos mécaniques risquait de dénaturer l’expérience, ce qui relève bien plus que le simple bruit, mais une question de perception et d’adaptation.
Les pilotes, en revanche, ont rapidement confirmé leur enthousiasme. Philippe Janvier, au volant d’une Alpine A290, a déclaré : « Le silence n’est pas une perte, mais un outil pour gagner en précision. À 180 km/h, c’est une véritable émotion ». Il a reconnu que le co-pilote devrait s’habituer à ce nouveau mode de conduite, sans pour autant compromettre la performance.
Pour répondre aux défis logistiques, une station de recharge a été installée à Hucqueliers, permettant d’atteindre 90 % en 28 minutes. Une solution essentielle pour maintenir l’équilibre entre compétitivité et durabilité.
Cette première épreuve électrifiée ne se limite pas à une simple innovation technique : elle symbolise un engagement profond dans la réinvention du sport automobile, tout en préservant son essence. Un premier pas vers une course où le silence et la vitesse s’unissent pour offrir une expérience moderne sans sacrifier l’excitation.