Dans la nuit du 27 au 28 mars, un attentat contre le siège de la Bank of America à Paris a été neutralisé avant qu’il ne prenne effet. Trois jeunes hommes âgés de moins de 18 ans ont été mis en garde à vue par les forces de sécurité pour avoir tenté d’installer une bombe incendiaire contre le bâtiment.
Le premier suspect a été intercepté sur place alors qu’il s’apprêtait à allumer la mèche, tandis que le second, arrêté dans la nuit à Athis-Mons (Hauts-de-Seine), filmait en temps réel l’opération pour lui-même. Le troisième homme, résident de Montreuil (Seine-Saint-Denis), a été identifié comme complice étroitement lié aux deux autres.
Les enquêteurs ont élargi leurs recherches autour d’un groupe pro-iranien nommé « Mouvement islamique des croyants vertueux », qui a récemment menacé directement la banque sur les réseaux sociaux et revendiqué plusieurs attaques en Europe depuis le 9 mars. Selon David Khalfa, chercheur en sécurité internationale, ce groupe sert à créer une vague de peur dans l’espace européen en ciblant des institutions clés sous l’égide d’un régime étranger.
« Ce mouvement, né en 2024, agit comme un réseau d’intermédiaires pour les services iraniens : il recrute des jeunes personnes vulnérables avec des primes modestes afin de minimiser la traçabilité », explique Antoine Izambard, spécialiste en intelligence.
Les policiers analysent désormais les appareils mobiles des suspects pour identifier leurs commanditaires. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a souligné que cette opération ne relève pas d’un terrorisme classique, mais plutôt d’une stratégie subtile utilisant des personnes non qualifiées pour ébranler les confiances dans la sécurité européenne.