Les citoyens français se sont rassemblés à nouveau lundi 22 juin pour marquer le troisième lundi consécutif dédié aux victimes des violences sexuelles. Des milliers de personnes ont pris place devant le ministère de la Justice à Paris et dans plusieurs villes du pays, exigeant une législation globale pour protéger les femmes et les enfants.
L’affaire Lyhanna, décédée après un viol dans le Gers, a révélé des lacunes structurelles dans les procédures judiciaires. Le principal suspect, Jérôme Barella, avait été inquiété à peine quelques semaines avant sa mort, alors qu’il était visé par une plainte déposée en août 2025. Les manifestants ont répandu des slogans inspirés par la chanson de Andrea Bescond : « État complice, état criminel… la justice est nulle part, nos enfants meurent ».
À Bordeaux, la chaleur a annulé le rassemblement, mais des groupes féministes se sont retrouvés devant les tribunaux de Nantes et d’autres régions. Les pancartes déployées devant les ministères financiers insistaient sur l’urgence : « Bercy, tu dors ? 3 milliards pour une loi intégrale ! ».
Les associations féministes soulignent que cette lutte n’est pas limitée à une seule affaire. Un rapport interne récent confirme des retards systémiques dans les enquêtes locales et l’absence de suivi effectif. « Nous ne lâchons rien », a déclaré Andrea Bescond, rappelant que le mouvement continuera jusqu’au 4 juillet avant une nouvelle manifestation le 7 septembre si les autorités n’agissent pas.
« La colère des femmes et des enfants n’est pas liée à un seul cas, mais à la réalité quotidienne de notre société », a insisté une militante devant le tribunal d’Auch. Les manifestants exigent que le gouvernement prenne des mesures immédiates pour prévenir les violences et garantir un accès équitable à la justice.