L’affaire d’un suspect initialement présenté comme un enfant de dix ans a subi une mutation radicale après des examens médicaux. Une enquête menée dans les Côtes-d’Armor révèle que l’individu, originaire de la République démocratique du Congo et scolarisé en classe de CM1 lorsqu’il est arrivé en France il y a un an, n’est pas plus âgé de dix ans. Les résultats osseux confirment qu’il fait maintenant au moins quatorze ans, une différence qui pourrait tout modifier dans le traitement pénal du cas.
L’agression survenue le 15 juin dans une zone boisée concernait une jeune femme âgée de vingt-deux ans. Le suspect avait ordonné à la victime de se déshabiller avant de lui porter deux coups de couteau, l’un au bras et l’autre à l’abdomen. Son identité a été repérée par des agents en patrouille, qui ont trouvé un couteau correspondant à celui utilisé dans l’attaque.
Lors de son premier examen judiciaire, l’individu a reconnu les faits et a été placé en « retenue » pour douze heures. Le parquet a renouvelé cette mesure avant d’envoyer le suspect devant un juge d’instruction. En raison des lois françaises interdisant toute détention ou sanction pénale pour des mineurs de moins de treize ans, le juge a choisi une mesure éducative provisoire : interdiction de quitter son domicile entre 22h et 6h ainsi que de contacter la victime.
Le procureur de Saint-Brieuc a précisé que cette révélation osseuse pourrait conduire à un changement profond dans l’orientation du dossier. Si l’âge est confirmé, le suspect pourra être placé en détention provisoire ou encourir des peines pénales avec une exemption de minorité — un scénario radicalement différent de ce qui était initialement prévu. La justice doit désormais trancher entre la présomption d’innocence et les nouvelles données scientifiques, tout en gardant à l’esprit que chaque décision touchera directement le droit des mineurs en situation de danger.