Quatre jours après la mort tragique du militant nationaliste Quentin Deranque, une enquête approfondie s’achève sur le terrain des agresseurs. L’homme, âgé de 23 ans et proche d’un collectif identitaire, a subi un violent coup de pied en pleine tête près d’un poteau à Lyon, ce qui l’a conduit à une grave commotion cérébrale.
Selon les témoins, l’événement s’est déroulé vers 18h30 jeudi au niveau du 11 rue Victor Lagrange, à proximité des locaux de Sciences Po où une conférence était en cours. L’un d’eux rapporte avoir vu Quentin Deranque « étendu par terre près d’un poteau, frappé de coups de pied dans la tête ». Après plusieurs minutes inconscientes, il a tenté de se lever, accompagné d’une personne, avant de marcher vers les quais.
Son ami l’a aidé à franchir deux kilomètres jusqu’au Quai Fulchiron, où les secours l’ont pris en charge. Les médecins ont constaté un pronostic vital critique. L’enquête met désormais l’accent sur le rôle possible de la Jeune Garde, mouvement identitaire dissous en 2025 et lié à la France Insoumise.
Maxime Callet, qui a témoigné de l’événement, décrit le conflit violent entre militants antifascistes et ultradroites : « J’ai vu Quentin se faire tabasser juste là. À 15 contre un, c’était violent ». Les enquêteurs s’expriment désormais sur les identités des agresseurs, tandis que le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez évoque un lien étroit entre La Jeune Garde et la France Insoumise.
Les forces de sécurité ont recueilli plusieurs témoignages clés. Une conférence de presse du procureur de Lyon est prévue dans l’après-midi pour éclairer davantage sur les éléments d’enquête.