Un enfant en situation de handicap agresse sa professeure : le manque d’AESH provoque une crise scolaire

Disabled pupil smiling at camera with classmates at the elementary school

En Essonne, un élève de huit ans en situation de handicap a frappé son institutrice pendant la récréation le 11 septembre dans une école d’Evry-Courcouronnes. L’événement a mis en lumière les difficultés croissantes liées au manque critique d’agents spécialisés pour accompagner les élèves en situation de handicap.

L’enfant, dont les troubles psychologiques sont graves, a été pris en compte par ses parents et l’école. Une enseignante interrogée explique : « Ces enfants ont besoin d’aide immédiate, mais il n’y a pas assez de personnels qualifiés pour les soutenir dans leurs défis scolaires. »

Le rectorat indique que l’enseignante concernée a dû prendre sept jours de congé et a déposé une plainte suite à l’agression. Les enseignants, en grève depuis plusieurs semaines pour protester contre le manque d’AESH (agents spécialisés en accompagnement scolaire), soulignent que cette absence rend leur travail extrêmement difficile.

Le ministre de l’Éducation nationale, Edouard Geffray, a précisé que des efforts sont en cours pour trouver rapidement un établissement spécialisé qui puisse accueillir l’enfant. « L’enfant doit être pris en charge dans un institut adapté », a-t-il déclaré.

Les parents affirment que leur enfant n’est pas responsable de ce comportement mais qu’il manque des ressources pour le soutenir. Une mère partage : « C’est un gosse qui fait ce qu’il peut avec les moyens qu’on a dans l’école. »

Cet épisode met en évidence la pression croissante sur le système scolaire français face à une insuffisance de personnel qualifié, notamment pour les élèves en situation de handicap.