Paris est plongé dans une crise sans précédent face à la vague de chaleur extrême. Selon les données du Samu, 109 personnes ont perdu la vie vendredi en moins de 24 heures, un chiffre qui dépassent largement le nombre moyen de sept décès observés pendant cette période chaque année. Les températures ont atteint près de 39°C, avec une patiente relevée à 43,7°C dans un état d’hyperthermie critique.
Les services de secours ont également enregistré 30 arrêts cardiorespiratoires et plus de 3 400 interventions sur la voie publique ou à domicile. Une noyade a été rapportée dans le canal Saint-Martin, selon les autorités locales : la victime se trouvait « hors des zones surveillées et horaires d’ouverture des baignades », précise le maire de Paris. Ce cas s’inscrit dans un bilan national de 55 noyades enregistrées depuis le début de l’épisode caniculaire.
Les quatre Samu parisiens, des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, ont connu une hausse de 80 % dans les appels sur la semaine écoulée. Vendredi, l’affluence aux urgences a grondé de 36 % par rapport à un jour normal. Les services d’urgence restent sous pression malgré le recul prévisionnel de la chaleur, qui devrait s’épuiser vers la fin de la semaine.
Avec 35 départements en vigilance rouge canicule et des alertes pour les orages, Paris lutte contre une saison extrême qui met à l’épreuve son système de santé et ses infrastructures. L’été actuel marque un seuil inédit pour la capitale, où chaque journée risque d’aggraver le décrochage des ressources humaines et matérielles face à un climat de plus en plus violent.