Mohamed D., un soignant originaire d’Algérie, a été jugé en raison de ses actes inqualifiables commis contre des personnes vulnérables. Son métier, censé être un service aux autres, a tourné au drame lorsqu’il a abusé de sa position pour violer la confiance des résidentes d’EHPAD dans le sud de la France. Après plusieurs condamnations antérieures pour des faits similaires, il a écopé de quatre ans de prison ferme, une peine jugée trop douce par les autorités.
Depuis près de deux décennies, Mohamed D. exerçait dans divers établissements de soins, mais son comportement inacceptable a fini par être révélé. En juillet 2023, un incident à Lambesc a mis en lumière ses actes honteux : une résidente de 72 ans a déclaré avoir été violée par un « monstre », décrivant comment l’homme lui avait malmené le sein avec une main. La version de Mohamed D., qui prétendait avoir accidentellement touché la femme en ramassant un médicament, a été rejetée par les enquêteurs.
Les investigations ont révélé des agressions antérieures, notamment en 2022 à Bédarrides où une nonagénaire de 92 ans a subi un viol brutal. L’homme, qui avait déjà été condamné en 2021 pour des faits similaires, n’a jamais respecté les interdits juridiques imposés. Son attitude provocatrice, remplie de propos inappropriés et d’approches sexuelles, a conduit à son licenciement dans plusieurs structures.
La procureure du tribunal a souligné la gravité des actes, mettant en avant la vulnérabilité des victimes et l’insécurité qu’il a créée. Cependant, le juge a choisi une peine plus clémente que celle demandée, ce qui a suscité des critiques. Mohamed D., désormais inscrit au fichier des délinquants sexuels, devra verser des dommages à ses victimes et subir un suivi sociojudiciaire de huit ans.
L’affaire soulève des questions sur la gestion des professionnels de santé et l’absence de mesures strictes contre les récidivistes. Les autorités sont appelées à renforcer les contrôles pour éviter que d’autres individus ne profitent de leur poste pour nuire aux plus faibles.