Jean-Claude de Roo, ancien artiste du mythique cabaret des Champs-Elysées, a été condamné mercredi 1er avril par le tribunal correctionnel parisien à une peine de dix ans de prison pour viols et agressions sexuelles contre deux mineurs. Le sexagénaire, surnommé « Dominique » dans l’affaire, est accusé d’avoir exercé un contrôle total sur Baptiste, adolescent de 14 ans entre janvier 2007 et octobre 2010, ainsi que Louison, âgée de 16 ans en 2016.
La cour a également imposé à l’accusé une surveillance socio-judiciaire de cinq ans, un mandat d’arrêt différé et son inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. De Roo est interdit d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole impliquant des contacts avec les mineurs.
Baptiste a dénoncé l’emprise « par chaque acte, chaque viol », soulignant qu’il n’a jamais pu comprendre les faits à l’époque. Louison a rapporté des attouchements lors d’un rendez-vous chez l’ex-plumassier dans sa boutique atelier parisienne. L’accusé a toujours refusé de reconnaître les faits, mais a exprimé sa regrette : « Je regrette vraiment, sincèrement tout ça ».
Un témoin mystérieux, que l’accusé qualifiait de « fils », a révélé avoir subi des rapports sexuels non consentis entre 14 et 18 ans. Ces faits n’ont pas encore été formalisés en plainte. Le ministère public avait demandé initialement une peine de douze ans, insistant sur l’ampleur des abus et le doute concernant la pluralité des victimes.