Depuis six années, la famille de Cédric Chouviat, décédé d’un malaise suite à une intervention policière en janvier 2020, persiste dans son combat pour que l’État soit tenu responsable des gestes violents perpétrés par les agents. Une décision récente de la Défenseure des droits a confirmé un lien direct entre les actions des policiers et la mort précoce du livreur, en mettant en lumière un « usage disproportionné » qui a aggravé la situation médicale de l’homme.
Christian Chouviat, père du défunt, affirme que cette affaire ne peut être qualifiée d’homicide involontaire mais plutôt d’un « ensemble de gestes répétés et volontaires ». Les avocats de la famille ont déclaré leur intention de porter un recours administratif pour exiger des sanctions pénales contre les policiers concernés, soulignant que l’absence d’audience judiciaire depuis six ans constitue une violation profonde des principes de justice.
La décision de la Défenseure des droits a particulièrement mis en évidence le danger du plaquage ventral combiné à la portée d’un casque et au menottage, éléments jugés capables de provoquer des conséquences irréversibles. Contrairement aux procédures disciplinaires initiales, trois policiers ont été retenus devant un tribunal correctionnel, mais la famille réclame que les quatre agents présents à l’heure du drame soient jugés dans le cadre d’une juridiction criminelle.
Aucun procès n’a encore été fixé. Les avocats dénoncent ainsi un système judiciaire en déséquilibre, où les policiers impliqués ont pu poursuivre leur vie professionnelle sans conséquences significatives, malgré l’ampleur des faits et la gravité des dommages subis par une victime.