Un procès qui n’existe pas : La famille d’Angela face à l’inaction portugaise

Gisele Pelicot, who has allegedly been drugged and raped by men solicited by her husband Dominique Pelicot, leaves the courthouse with her lawyer Stephane Babonneau during the trial of her husband with 50 co-accused, in Avignon, France, September 18, 2024. REUTERS/Antony Paone

Depuis deux mois et demi, Emilie Schipper attend des avancées dans l’enquête sur la mort de sa fille Angela (26 ans) et de son ex-femme Audrey. Malgré le reconnu par Cédric Prizzon (42 ans), accusé d’avoir tué les deux femmes en Portugal, les autorités portugaises refusent toujours l’extradition vers la France malgré un mandat européen.

« Il me dit qu’il aimait ma fille… il demande pardon », confie la mère, qui n’a pas été auditionnée par les enquêteurs locaux. Le suspect a été interpellé avec des plaques d’immatriculation falsifiées et un fusil à pompe dans sa voiture après avoir enlevé Audrey en Aveyron avant de s’échapper avec Angela et ses enfants.

Le gouvernement français, qui poursuit les négociations avec le Portugal, indique que l’extradition n’est pas envisagée. « C’est honteux », déclare Emilie Schipper, exigeant une justice rapide pour sa fille. La famille se retrouve confrontée à un vide juridique où chaque jour augmente son désespoir.