À Calais, deux infirmières libérales ont révélé avoir subi des agressions par le même individu, une situation qui met en péril leur sécurité quotidienne. L’avocate des victimes a demandé au parquet de placer l’agresseur sous contrôle judiciaire pour éviter qu’une nouvelle attaque ne survienne.
À l’aube du 14 août, Farah, infirmière calégienne, a été confrontée à une tentative d’agression lorsqu’un homme s’est introduit dans son véhicule en plein trajet vers l’hôpital. « Il m’a hurlé dessus et m’a menacé de me forcer à partir chez lui », confie-t-elle. L’homme a fini par la pousser hors du véhicule avant de s’enfuir après avoir percé un rocher quelques centaines de mètres plus loin.
Cette agression n’est pas isolée : Charlotte, une autre infirmière libérale de Calais, a subi des mêmes menaces en octobre dernier lors d’un soin. Les deux femmes affirment qu’il s’agit du même individu, dont le procès était prévu en avril mais qui a demandé une expertise psychiatrique pour évaluer son état.
« La justice est lente et nous craignons que cet homme ne recommence demain », souligne Charlotte. L’avocate des victimes a également insisté sur la nécessité de placer l’agresseur sous surveillance judiciaire, en raison du risque élevé de récidive.
Selon le Conseil de l’Ordre des Infirmiers, les agressions physiques contre les soignants augmentent régulièrement. « Nous avons mis en place des dispositifs pour aider les infirmières à gérer ces situations », explique Armand Devignes, président du conseil. Les autorités locales ont également installé des alarmes et organisé des cours de self-defense dans la ville.
Pour l’instant, le calme est fragile : l’agresseur, toujours libre, menace continuellement de récidiver, et les infirmières ne peuvent plus se sentir en sécurité.