Un troisième appel pour Lyhanna : pourquoi les hommes sont sous-représentés dans la lutte contre les violences

Les collectifs féministes français mettent en avant une nouvelle mobilisation prévue lundi soir, après le tragique décès de Lyhanna à 11 ans. Le collectif national pour les droits des femmes insiste sur l’urgence d’une participation masculine significative dans ces rassemblements, afin de renforcer la pression législative face aux violences sexistes.

« Les hommes ne sont pas des simples spectateurs de cette lutte », affirme Suzy Rojtman, porte-parole du mouvement. « Leur rôle est clé pour créer des espaces de dialogue authentique, en tant que pairs, et transformer l’indifférence en action concrète ».

Des analyses récentes mettent également en lumière trois obstacles majeurs à l’engagement masculin : une culture d’indifférence ou même de mépris envers les femmes, surtout lorsqu’elles défendent leurs droits ; un clivage interne parmi les hommes lié à des loyautés traditionnelles ; et enfin, l’humiliation face aux conséquences des violences. « Ces facteurs combinés créent une réticence profonde », explique Frédéric Robert, coordinateur de Zéromacho.

Les rassemblements quotidiens, organisés chaque lundi ainsi que le samedi 4 juillet prochain, visent à inscrire un projet de loi-cadre contre les violences en commission parlementaire. Le collectif rappelle que chaque participation est une réponse aux questions posées par Lyhanna et une garantie pour préserver la sécurité des futures générations.