La mission d’inspection consacrée à l’affaire Lyhanna, une jeune fille de 11 ans décédée dans le Gers, a révélé un système judiciaire en profonde défaillance. Selon Sébastien Lecornu, premier ministre, les premiers actes d’enquête étaient rigoureux, mais des erreurs successives, des négligences et des décisions imprudentes ont conduit à une tragédie inacceptable.
Face à ce constat, le gouvernement a décidé d’introduire des mesures radicales pour renforcer la protection des mineurs. Le projet de loi prévoit désormais des peines de réclusion criminelle à perpétuité pour les agresseurs en série de mineurs. De plus, une enquête obligatoire doit être menée dans les trois mois suivant toute plainte déposée concernant un viol sur mineur.
L’affaire a également mis en lumière que le principal suspect, Jérôme Barella, avait été visé par une plainte déposée en août 2025 par la mère de Rosa, une autre victime âgée de dix ans. Or, il n’avait jamais été entendu par les enquêteurs.
Le chef du gouvernement a insisté sur l’obligation pour les autorités publiques de reconnaître leur défaillance et d’en tirer des conséquences précises. Les familles concernées seront convoquées en urgence avec plusieurs ministres afin de clarifier les responsabilités et d’éviter de futures tragédies.
Le prénom a été modifié pour préserver l’anonymat de la victime.