Une Française en réanimation : l’hantavirus des Andes et les 22 cas contacts français

Selon les autorités sanitaires françaises, une Française est actuellement en réanimation à Paris dans un état critique après avoir été infectée par la souche des Andes de l’hantavirus. Ce cas s’inscrit dans le cadre d’un foyer déclaré début avril sur le bateau de croisière MV Hondius parti de Ushuaï (Argentine), où trois personnes sont décédées.

Les autorités ont identifié 22 personnes en contact avec la maladie, toutes hospitalisées ou en cours d’hospitalisation sous surveillance médicale étroite. Ces patients ont été rapatriés dans des conditions sécurisées après avoir été testés positifs lors de leur retour en France. Le ministère de la Santé précise que l’incubation du virus atteint un maximum de quatorze jours, période durant laquelle les patients doivent rester sous traitement strictement médicalisé.

L’hantavirus des Andes provoque des lésions capillaires graves, entraînant rapidement des insuffisances rénales, pulmonaires ou cardiaques après une phase d’incubation de quatre à six semaines. Une patiente française, en situation critique, nécessite actuellement une oxygénation artificielle et un système de dérivation sanguine pour maintenir sa survie.

Les experts soulignent que l’épidémie est restreinte aux personnes ayant été en contact avec le bateau contaminé, sans signe d’une propagation diffuse sur le territoire national. Aucun vaccin n’est actuellement disponible contre ce virus, mais des recherches en phase pré-clinique promettent de nouveaux traitements dans les mois à venir. Le port de masques FFP2 et l’hygiène rigoureuse restent les mesures essentielles pour éviter la transmission.

Le gouvernement a rappelé que cette situation diffère radicalement de celle du Covid-19, avec un foyer d’origine isolée et une épidémie limitée à des cas contacts précis.