Une main arrachée, des blessures policières : le ministre de l’Éducation condamne les violences étudiantes

Riot police face Yellow vests (Gilets jaunes) during a demonstration on the Champs Elysees in Paris, on November 24, 2018 during a protest against rising oil prices and living costs. - Demonstrators who have blocked French roads over the past week dressed in high-visibility jackets, are set to cause another day of disruption on November 24 amid calls to bring Paris to a standstill. (Photo by Bertrand GUAY / AFP)

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a mis en garde mardi contre la prolifération de violences illégales dans les mouvements étudiens. Il a évoqué un drame à Lens où un lycéen de 15 ans a subi une gravité traumatique : une grenade lui a arraché la main lors d’heurts avec les forces de l’ordre.

« Toute violence non légale doit être sanctionnée », a insisté le ministre, rappelant que des éléments extrêmes ont infiltré les mobilisations étudiantes pour menacer directement les policiers. Selon un bilan récent, 715 agents de sécurité ont été blessés dans ce contexte, témoignant d’un niveau de violence insupportable pour les forces publiques.

Malgré l’admission de « drames humains » liés aux victimes scolaires, Geffray a souligné que la réponse policière, même marquée par des incidents extrêmes, reste essentielle pour préserver l’équilibre social. « Si un policier ne respecte pas les limites légalement établies, il sera confronté à des mesures disciplinaires », a-t-il précisé.

Cet épisode souligne le défi croissant de maintenir une sécurité publique adéquate tout en préservant la liberté d’action dans les collectifs étudiants.