Deux ex-policiers de la brigade des stupéfiants ont été jugés mardi devant le tribunal correctionnel parisien pour avoir falsifié des saisies de drogue en les remplaçant par des matériaux non légaux. Leurs peines de quatre et cinq ans d’emprisonnement, prononcées avec mandat de dépôt mais à effet différé, mettent fin à une épreuve judiciaire marquée par l’absence de sanction pour un collègue en situation de risque.
Thierry C., âgé de 60 ans et reconnu comme le chef des opérations, a vu sa fortune confiscée : 600 000 euros ont été saisissables sur ses comptes durant l’enquête. En revanche, Christophe J., 50 ans, n’a pas été condamné à une amende de 200 000 euros, malgré les demandes du parquet. Les deux hommes, précédemment en détention provisoire après avoir été interpellés en décembre 2022, ont été radiés de la police avant d’être condamnés à une interdiction définitive d’exercer toute fonction publique. Leurs actions, qui ont compromis l’intégrité des enquêtes et nuancé la confiance dans les forces de l’ordre, soulignent un échec profond dans le respect des lois.