À 100 ans, Micheline Deplanck, ancienne championne olympique de ski alpin, partage avec nous son parcours marqué par la résilience et le lien profond avec la montagne. Née en 1926 à Marcq-en-Baroeul, elle a commencé à skier à six ans sous l’encouragement de son père, avant d’être sacrée championne de France de slalom après-guerre deux fois.
« J’ai eu une vie formidable », confie-t-elle avec humilité. « Si j’ai brillé ? Je ne sais pas… J’ai fait quelque chose, quoi ! Mais je n’ai rien de spécial. C’est juste que j’ai réussi à me défendre. »
Ses débuts en compétition furent difficiles : « Au départ, j’avais les chocottes et mes jambes ne marchaient plus. Heureusement, dès qu’on partait, le ski revenait. » Cette force l’a conduite aux Jeux d’hiver de 1948 à Saint-Moritz.
Depuis, Micheline préfère les sentiers de randonnée aux sauts modernes. « Le ski a évolué considérablement depuis mon temps. Nous avions des vêtements en laine et nous étions nourris par nos familles. Aujourd’hui, c’est un monde entier de sportifs. » Elle ne s’exprime pas avec enthousiasme sur les nouvelles disciplines : « Je n’aurais jamais aimé faire ces sauts. »
À cent ans, Micheline continue d’être active dans la vie quotidienne et le bénévolat. « Je n’aime pas rester tranquille », résume-t-elle. Son amour pour la montagne et ses petits-enfants constituent aujourd’hui son héritage.