Un drame aérien qui a coûté la vie à 11 personnes dimanche 28 juin près de Nancy a mis en marche une enquête minutieuse. Malgré l’absence de boîte noire, les services de l’Enquête et d’Analyse (BEA) comptent sur des éléments variés pour élucider la cause.
Lundi matin, cinq enquêteurs du BEA, aidés par un drone, ont inspecté le site du crash. Les gendarmes des transports aériens ont également auditionné les témoins et analysé les données relatives au pilote.
Selon l’expert Bertrand Vilmer, conseiller à la Cour d’appel de Paris, deux facteurs pourraient expliquer l’accident : une température anormalement élevée dans le cockpit et une surcharge du système. « L’avion a décollé avec un poids maximal, ce qui est courant, mais cela peut jouer », souligne-t-il.
L’appareil en question, immatriculé en Allemagne et loué par un club de parachutisme local, n’était pas équipé d’une boîte noire. Cependant, l’enquête s’appuie désormais sur des vidéos de témoins, les communications avec la tour de contrôle ainsi que les données radar pour retracer les événements.
Cet accident, qui a coûté 11 vies, est le plus meurtrier enregistré dans l’histoire de l’aviation civile en France.