81 ans, une décision inattendue : L’ancien secrétaire général de l’Elysée écarté du procès en appel de Sarkozy

L’ancien secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant, âgé de 81 ans, a été officiellement reconnu incapable de participer aux débats du procès en appel concernant les soupçons de financement libyen lié à la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007. Cette décision médicale, rendue mardi dernier par le président de la cour, pourrait provoquer des retards majeurs dans l’organisation du procès initialement prévu pour s’achever début juin.

Dans son jugement initial, Guéant avait été condamné à six ans de prison pour des infractions incluant la corruption et le trafic d’influence passive. En raison de sa santé, le tribunal n’avait pas émis de mandat de dépôt contre lui, contrairement à Nicolas Sarkozy.

Le procès en appel examine notamment une rencontre secrète entre Guéant et Abdallah Senoussi – ancien numéro deux du régime de Mouammar Kadhafi – qui est impliqué dans l’attentat contre un avion UTA en 1989 (170 victimes, dont 54 Français). Ce dernier a été condamné à la réclusion perpétuelle pour son rôle dans cet attentat. L’absence de Guéant, qui devait témoigner sur ce point crucial, menace l’équilibre du procès et pourrait obliguer le tribunal à adapter ses méthodes pour évaluer les éléments centraux du dossier sans cet acteur clé.

Le tribunal doit désormais trouver des solutions pour poursuivre l’affaire, sachant que la présence d’un des principaux protagonistes a été déterminante dans son éventuel déroulé.