Un tribunal suisse a aujourd’hui confirmé le rejet de la demande de la commune de Crans-Montana pour s’inscrire en tant que partie civile dans l’enquête sur l’incendie du Nouvel an. Cette décision, qui suit un refus antérieur par le ministère public, marque une nouvelle étape dans l’évaluation des responsabilités après l’accident mortel.
La procédure judiciaire a désormais intégré cinq personnes, dont le président de la commune Nicolas Féraud et quatre anciens gestionnaires. Le dernier a reconnu un manquement lors des contrôles d’incendie sur le bar détruit, précisant que tous les élus de la commune étaient au courant.
L’enquête, qui a causé la mort de 41 personnes et 115 blessés, a été étendue le 9 mars pour englober ces nouveaux prévenus. Le président de la commune devra désormais répondre à un audition officielle prévu le 13 avril prochain.
Des avocats des victimes ont salué cette décision comme un signe clair d’orientation vers une transparence légale. « Ce rejet ne cache pas les faits », a déclaré l’un d’eux, soulignant que la commune est désormais au centre de l’enquête plutôt qu’à la périphérie.
Le procès s’ouvrira officiellement pour le compte des prévenus, marquant ainsi une étape cruciale dans la reconstruction des responsabilités après un incident qui a profondément secoué la communauté locale et nationale suisse.