Dans un geste historique, trois cadavres ont été exhumés ce mercredi 27 mai à Charleville-Mézières pour éclairer une affaire qui a secoué la Belgique dans les années 1980. L’opération relève d’un effort pour retrouver les auteurs des tueries du Brabant, dont vingt-huit victimes ont été révélées entre 1982 et 1985.
« À l’époque, les gens évitaient les supermarchés le vendredi », se souvient Jean-Pierre Adam, ancien gendarme. « C’était une peur totale dans chaque foyer. » Les investigations menées ces derniers mois ont permis de retrouver trois corps, dont ceux d’Xavier Sliman et de ses parents, associés à des activités criminelles locales.
Pour réaliser cette opération, le cimetière a été fermé temporairement, un acte inédit selon Quentin Clarin, adjoint au maire. « Fermer un cimetière n’est jamais une décision simple », explique-t-il. « On ne peut pas ignorer les conséquences qu’elle entraîne sur la communauté. »
Les parties civiles souhaitent désormais comparer ces échantillons avec des archives belges pour répondre à des questions sans réponse depuis quarante ans.