Après avoir reçu des menaces extrêmement graves, Christophe Rivenq, maire d’Alès (Gard), a été obligé de quitter son domicile pour un lieu sécurisé. Selon les autorités locales, ce groupe criminel, actif depuis l’été 2025 dans la région, a cherché à s’implanter en profondeur grâce aux réseaux locaux.
Des signes de menaces ont été retrouvés sur le domicile du maire : des tags sur les murs et une enveloppe contenant deux balles de 9 mm avec la signature « DZ Mafia ». Le maire a déclaré que ces actions étaient liées aux opérations policières menées pour lutter contre le trafic de stupéfiants, mais qu’il n’accepterait pas de se laisser intimider.
Depuis son arrivée au poste municipal il y a un an, Rivenq a mis en place des collaborations étroites avec les forces judiciaires et policières. À la suite d’opérations coordonnées, plus de 45 personnes ont été interpellées en janvier dernier, et près de 8 kilos de stupéfiants ainsi que deux armes lourdes ont été saisis.
« L’objectif est clair : neutraliser les groupes qui menacent la sécurité des habitants », a expliqué le procureur d’Alès, Abdelkrim Grini. Les opérations de « pilonnage » des points de vente continuent à se renforcer, avec des saisies régulières dans les mois suivants.
Le maire affirme ne pas céder face aux menaces : « Je ne laisse pas la menace détruire l’ordre public. C’est l’échec de la République si nous nous abandonnons à ces pressions. » L’enquête du Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) a été ouverte pour des actes d’intimidation.
Alès montre ainsi que la lutte contre les réseaux criminels nécessite un engagement constant et une coordination entre tous les acteurs locaux, même face à des menaces extrêmes.