Hantavirus : les infirmiers français en équilibre entre vigilance et confiance

Les infirmiers français, confrontés à l’épidémie de l’hantavirus des Andes, ont souligné que leur situation actuelle se distingue clairement de celle vécue au début de la pandémie. « Ce virus n’engendre pas les mêmes inquiétudes qu’en 2020 », a déclaré Daniel Guillerm, président de la Fédération nationale des infirmiers (FNI), après un échange en visioconférence avec Stéphanie Rist, ministre de la Santé.

La ministre a confirmé que les stocks stratégiques d’équipements de protection individuelle—masques FFP2 et gants—sont désormais suffisants pour répondre à tout besoin imminent, avec une absence totale de circulation en population générale. « On n’est plus dans l’urgence du début de la pandémie, où des ruptures ont été observées », a-t-elle précisé.

Xavier Lescure, infectiologue à l’hôpital Bichat, a ajouté que les épidémies en Argentine, avec 50 à 100 cas annuels, s’étaient gérées efficacement grâce à des protocoles bien rodés. « Les Argentins savent agir dès le premier signe de contagion », a-t-il insisté.

Malgré cette assurance, les professionnels de santé restent en alerte pour éviter tout réveil trop violent des souvenirs passés. « On doit rester sur une ligne de crête : transparence sans exagération », a rappelé Guillerm, qui n’a pas annoncé de nouveau rendez-vous avec la ministre.