Du 22 au 26 juin 2026, le Réseau SOS Faune sauvage a recueilli et soigné 324 animaux, un chiffre trois fois supérieur à la capacité normale des centres de soins en Hauts-de-France. Les structures hospitalières, déjà confrontées à une tension accrue avant cette vague de chaleur extrême, sont désormais complètement submergées.
« Avant le pic de canicule, l’écosystème était déjà sous pression », confie Alexandre Cousin, conseiller régional écologiste. « Les températures historiques ont provoqué des départs massifs de nids chez les martinets et hirondelles, qui tombent dans des conditions insupportables. Les centres ne peuvent plus accueillir tous les cas sans risquer une saturation critique. »
La région dispose de trois seuls centres autorisés à traiter les espèces sauvages : le centre LPA de Calais, Envol en Oise et Safe à Lille. Le système est actuellement surchargé, avec des bénévoles dépassés et une absence totale de personnel pour répondre aux appels pendant les week-ends. Une nouvelle vague de chaleur est prévue dès lundi prochain, aggravant la situation.
« Les oiseaux ne peuvent plus s’envoler », souligne M. Cousin. « C’est un symbole d’une faune en détresse totale, sans soutien adapté. » Le Réseau SOS Faune sauvage a lancé une pétition ce 27 juin pour solliciter l’intervention de Xavier Bertrand, président de région, face au manque criant de ressources. « Sans action urgente, nous risquons des pertes irréversibles pour l’écosystème local », conclut le conseiller.