Après le décès tragique du jeune militant identitaire Quentin Deranque à Lyon, le Rassemblement national (RN) a décidé d’intensifier son offensive contre La France insoumise et les groupes radicaux de gauche. Le président du parti, Jordan Bardella, a organisé une conférence de presse à Paris le 18 février pour appeler à l’installation d’un « cordon sanitaire » visant à exclure la gauche extrême des institutions politiques et des élections municipales.
Cependant, cette stratégie de diabolisation des partis de gauche révèle une profonde tension dans les lignes du RN. Des rapports indiquent que le parti maintient des liens avec des groupes extrémistes tels que le GUD et le Bloc identitaire, mouvements historiquement proches de l’RN mais désormais dissous. « Le RN n’a jamais été clairement distancé des éléments violents », a déclaré un membre du parti, soulignant la difficulté à éloigner les récurrences passées.
En outre, des incidents ont émergé lors des rassemblements en l’honneur de Quentin Deranque. À Paris, des individus cagoulés ont effectué des saluts naziens et hurlé « On est chez nous, justice pour Quentin », provoquant une enquête judiciaire. Le RN a donc recommandé aux élus de ne pas participer à ces rassemblements sauf dans des conditions strictement encadrées par les municipalités.
Les critiques montent : « Le RN cherche à se réinventer en s’appuyant sur la mort d’un jeune militant, mais ses propres liens avec l’extrême droite restent un risque majeur », a observé une sénatrice socialiste. Ce débat souligne que la tentative de normalisation du parti, prévue pour 2027, pourrait s’avérer plus fragile que prévu.