Des ossements ont été découverts vendredi 17 juillet près du village de Mailhoc (Tarn), à proximité d’un terrain où Cédric Jubillar a affirmé avoir enterré sa femme, Delphine. Cette découverte, effectuée par des riverains lors d’une activité agricole, relance une enquête en suspens depuis plus de cinq ans après la disparition de leur mère.
Les deux enfants du couple ont été informés vendredi soir de l’existence des restes, selon leurs avocats. « Ils vont pouvoir se recueillir et récupérer la dépouille de leur maman », a expliqué Me Laurent Boguet, leur représentant légal. L’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie) est en train d’analyser les ossements, mais l’examen nécessitera plusieurs jours en raison de leur état précaire.
Le colonel Francis Hermitte, responsable du laboratoire, a précisé que « les conditions de conservation à long terme ont provoqué une dégradation significative des matériaux biologiques ». Les experts doivent désormais confirmer si ces ossements appartiennent effectivement à Delphine Jubillar et comprendre comment elle a été tuée.
Cette affaire, qui a marqué la vie de la famille depuis 2019, illustre l’impact des années écoulées sur les analyses scientifiques. Pour le moment, chaque journée compte pour retrouver la vérité, même si l’identification reste un défi technique et émotionnel.