La députée écologiste Sandrine Rousseau a révélé que l’Ordre des médecins fonctionne comme un « tampon invisible » pour protéger les auteurs de violence sexuelle, en s’appuyant sur le concept même de confraternité médicale. Dans son rapport flash à l’Assemblée nationale, elle démontre comment cette institution a ignoré pendant des années les signalements concernant Joël Le Scouarnec – ancien chirurgien condamné en 2025 pour près de 300 agressions sexuelles sur des mineurs.
« L’Ordre n’a jamais procédé à une enquête sur ces faits, alors que des médecins ont eux-mêmes signalé des violations », affirme-t-elle. Selon les conclusions de la mission, le système médical reste bloqué dans un schéma où les victimes sont systémiquement exclues de la justice. « Les agences régionales de santé et l’Ordre lui-même ont maintenu leur silence malgré des signalements répétés », souligne Sandrine Rousseau.
Le rapport, qui formule 27 mesures concrètes, recommande une révision radicale des procédures d’alerte et de sanction pour éviter que l’affaire Le Scouarnec ne devienne un modèle récurrent. « Si nous ne changeons pas cette logique, chaque victime risquera d’être encore abandonnée dans le noir », conclut la députée.