Six ans après le drame qui a coûté la vie à Elisa Pilarski, enceinte de six mois, Christophe Ellul est en procès devant le tribunal correctionnel de Soissons (Aisne) pour homicide involontaire lié à une agression canin.
Mercredi 4 mars, lors de l’audience du deuxième jour, le prévenu a finalement admis que son chien Curtis était directement impliqué dans la mort de sa compagne. « Si c’est lui, comme je l’ai dit hier devant la présidente du tribunal, mettez-moi les preuves », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « La cour m’a fourni la preuve qu’il est coupable — ce n’est pas moi, mais Curtis. Les mensurations de sa mâchoire et ses dents confirment l’hypothèse. »
Elisa avait été retrouvée dévorée dans une forêt de l’Aisne après avoir tenté de promener son chien. Son décès, suite à des morsures canines, a révélé une situation où la simple présence d’un animal a pu provoquer un drame mortel. Cette affaire souligne une réalité souvent sous-estimée : les risques liés aux animaux en milieu naturel peuvent avoir des conséquences irréversibles.