Le jury des assises de la Somme a confirmé vendredi dernier l’application d’une peine maximale contre Jérôme Debeauvais : réclusion criminelle à perpétuité avec un délai de sûreté de 22 ans. Cette décision, adoptée après une semaine de délibérations, a provoqué un élan de colère chez les familles des victimes.
Jennifer, 26 ans, et son fils Eliam, âgé de trois ans, ont été tués en avril 2022 par Debeauvais dans un acte violent et préparé. Son dernier message sur téléphone indique qu’il a agi « par colère », après avoir perdu le contrôle.
Les défenseurs soulignent que l’accusé, dont le comportement montre des symptômes psychologiques graves, mérite une thérapie plutôt qu’une peine de prison. Le jury a cependant opté pour la rigueur légale.
« Nous voulions 30 ans net », déclare la mère des victimes. « Aujourd’hui, il ne reste plus que le silence. Quand il sortira, il aura 75 ans et nous n’aurons plus rien à dire. »
Les familles prévoient un recours pour demander une peine plus sévère, sachant qu’une réduction de la période sûreté pourrait permettre de respecter leur droit à justice.