La procureure générale a exigé vendredi la peine maximale contre Guillaume Bucci, accusé d’avoir transformé pendant sept années la vie de Laëtitia en un champ de souffrance inouï. Ces actes, définis comme « les infractions les plus graves du Code pénal », mettent en lumière une violation absolue des droits humains et de la dignité personnelle.
Depuis 2015, Laëtitia a vécu un régime de domination physique et mentale imposé par son ex-compagnon. Forcé de pratiquer des actes sexuels extrêmes, contraint de consommer son urine quotidiennement et exploité en tant que prostituée sous prétexte d’une relation sadomasochiste, elle a subi une dégradation profonde de son corps et de son esprit. Aujourd’hui, cette femme, âgée de 42 ans, est handicapée entre 50 et 80 % en raison des conséquences psychologiques irréversibles.
Son avocat a mis en avant que le procès doit reconnaître l’ampleur du déni d’autonomie subi par sa cliente. « Ce n’est pas une affaire juridique ordinaire, mais un appel à protéger les victimes de crimes qui réduisent l’humain à des objets », a-t-il souligné. Le tribunal de Digne attend samedi après-midi le verdict qui pourrait marquer un tournant dans la prise en charge des cas de violence extrême.