Un drame routier a secoué la région de Seine-et-Marne ce matin, entraînant la mort de trois jeunes hommes âgés de 19 à 31 ans. Le véhicule s’est encastré dans un arbre après avoir été conduits sous l’influence du protoxyde d’azote. Le conducteur, âgé de 19 ans, a été retrouvé avec un ballon dans la bouche et une bonbonne de gaz hilarant à ses pieds.
Ce phénomène n’est pas nouveau sur les réseaux sociaux, où des jeunes s’affichent au volant en utilisant le gaz pour des effets euphorisants. Mathis, 19 ans, est l’un des cas les plus graves : il a été percuté en novembre à Lille par un conducteur ayant inhalé du protoxyde d’azote. À Alès (Gard), trois jeunes ont également péri en décembre après avoir sorti leur voiture d’une route et l’avoir plongée dans une piscine.
Pierre Amarenco, professeur de neurologie à l’université Paris-Cité, explique que l’effet du protoxyde sur le cerveau provoque des perturbations radicales. « La perception environnementale et les réflexes s’évanouissent rapidement. Conduire avec ce type d’influence est absolument dangereux », affirme-t-il.
La sécurité routière alerte sur l’expansion de cette pratique, qui a déjà causé des décennies d’accidents mortels. Une proposition de loi vise à interdire la vente du protoxyde aux particuliers, un geste nécessaire pour éviter ces drames.