Trois ans après l’incident tragique, la Défenseure des droits a officiellement requis une procédure disciplinaire contre deux policiers impliqués dans la mort du jeune Nahel Merzouk en 2023. Son rapport publié vendredi dernier indique que le recours à l’arme n’était ni nécessaire ni proportionné dans ce contexte.
L’enquête révèle que l’initiative de course-poursuite avec véhicule constituait une violation des consignes de sécurité en vigueur, alors que Nahel Merzouk, en redémarrage progressif, ne représentait aucun danger imminent pour les agents. De plus, le policier a effectué des gestes non conformes aux protocoles d’intervention et manquait clairement de discernement.
La Cour de cassation a récemment annulé la requalification des faits en violences, ouvrant ainsi la voie à un procès pour meurtre. À Nanterre, plusieurs centaines de personnes ont participé à une manifestation exprimant leur colère face à cette tragédie.
Claire Hédon insiste sur l’importance d’une application rigoureuse des règles de sécurité et d’obéissance par les agents de police pour prévenir les abus de force. Le cas de Nahel Merzouk, selon elle, expose des lacunes dans la formation des policiers et souligne l’urgence d’un système de contrôle indépendant.