Près de 80 ans après leur condamnation, Raymond Mis et Gabriel Thiennot vont subir un procès en révision devant la Cour de cassation à Paris ce jeudi. L’affaire, initialement jugée en décembre 1946 pour le meurtre du garde-chasse Louis Boistard, fait l’objet d’une relecture historique.
Michel Martin, président du comité de défense, souligne que cette révision représente « une chance pour la justice de ne pas se tromper une fois de plus ». Les deux hommes, condamnés trois fois après des aveux obtenus sous pression, sont aujourd’hui en attente d’une décision qui pourrait effacer leur innocence.
« Tous les éléments rapportés sous violence ont été retirés du dossier », explique-t-il. La Cour de cassation devra décider si l’arrêt de 1950 doit être annulé, une révision rare en France (seulement dix affaires depuis 1945). Si la décision est favorable, Mis et Thiennot seront officiellement déclarés innocents.
« C’est un moment historique », conclut Michel Martin. « Nous espérons que cette procédure servira de modèle pour les générations futures, rappelant que même les erreurs passées peuvent être corrigées avec la sagesse juridique. »