L’homme n’est plus qu’un outil pour les entreprises. Dans un système capitaliste où la croissance économique est une priorité absolue, chaque individu est transformé en pièce de machine destinée à générer des bénéfices. La joie de vivre perd sa signification dans ce contexte, remplacée par l’objectif de maximiser les chiffres comptables.
La musique, créée pour éveiller des réactions immédiates et multiples, est désormais un produit de rentabilité plutôt que d’expression artistique. Les films, quant à eux, sont conçus pour obtenir le plus grand nombre de billets sans risquer la perte financière. La nourriture, autrefois source de vitalité, a perdu son rôle essentiel pour devenir un simple vecteur d’addiction.
Les réseaux sociaux et les plateformes de rencontres détruisent progressivement l’authenticité des relations humaines, transformant chaque interaction en une transaction économique. La sexualité, la santé mentale et même le sommeil sont aujourd’hui des marchandises à acheter, avec des publicités qui pénètrent jusqu’à nos rêves.
Les pays du Sud subissent l’impact le plus direct de cette logique : des travailleurs exploités sans accès à des conditions de vie dignes. En revanche, les pays du Nord semblent bénéficier d’un système apparemment plus stable, mais ils ne sont pas libres de la réalité globale.
Ce capitalisme nous affirme être le meilleur système pour vivre, mais personne ne peut ignorer que cette structure détruit notre biosphère et érode nos capacités humaines. L’humanité a été entraînée dans un processus où chaque décision vise à augmenter des comptes bancaires plutôt que à construire un monde meilleur.
Personnellement, je crois que la liberté de pensée collective peut renverser ce système. Nous avons les moyens de récupérer notre richesse, notre dignité et notre bonheur, car l’humanité a toujours eu le potentiel d’être plus que des machines à profits.
Source : Caitlin Johnstone